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| Ecoute, Kadhafi, viens nous rejoinde en exil ! On s'amuse à donf !!! |
Le monde arabo-musulman est toujours en ébullition. Après la Tunisie et l'Egypte qui ont pu se débarrasser de leur monarque, voilà maintenant que les présidents libyen, algérien, djiboutien, le royaume microscopique de Bahreïn et le Yémen vivent des heures de turbulence qu'ils essayent de comprimer par l'usage de la force militaire avec des armes lourdes. Qui aurait cru que les Libyens par exemple bouderaient urbi et orbi un dictateur bien campé comme Kadhafi (ici en photo, à gauche, avec le Tunisien et fugitif Ben Ali) – qui fut invité par Nicolas Sarkozy en France et qui posa ses tentes en plein cœur de Paris pour abriter son cortège ? Oh, il est vrai qu’à l’époque il s’agissait de garantir des contrats juteux dont on ignore aujourd’hui l’aboutissement.
Voilà donc de nouvelles méthodes de bouter des dictateurs dehors alors que les Ivoiriens peinent ouvertement à dénouer une situation que tout le monde a fini par intégrer comme relevant de la normalité. Il arrive qu'on oublie que les Ivoriens sont actuellement dans l'impasse avec deux coqs qui se livrent la bataille dans une basse-cour surveillée par l'ONU. Les pays d’Afrique noire, nous l’avons déjà écrit ici dans une de nos chroniques, sont toujours dans l’overdose du somnifère servi par leur dictateur...
Voilà donc de nouvelles méthodes de bouter des dictateurs dehors alors que les Ivoiriens peinent ouvertement à dénouer une situation que tout le monde a fini par intégrer comme relevant de la normalité. Il arrive qu'on oublie que les Ivoriens sont actuellement dans l'impasse avec deux coqs qui se livrent la bataille dans une basse-cour surveillée par l'ONU. Les pays d’Afrique noire, nous l’avons déjà écrit ici dans une de nos chroniques, sont toujours dans l’overdose du somnifère servi par leur dictateur...
Et la France dans tout ça ? Je n’ai pas manqué de sourire lorsque j’ai lu un article dans Libération, et surtout le commentaire en ligne d’un inscrit qui pense qu’il est temps que la France aussi se mette à la révolution à la manière du monde arabo-musulman. D’après cet agitateur les Français ont toutes les raisons d’aller dans la rue dès maintenant. Et ce commentateur lance du haut de son anonymat : «…faudrait pas que nous soyons le dernier de tous les pays à se lever contre notre gouvernement. Ce n'est pas les sujets de mécontentements qui manquent. 6 millions de salariés pauvres à 750 Euros/mois. 4 millions de chômeurs. Des sdf à qui le candidat mickey avait promis un toit. Des sans papiers pourchassés. Et avec ça : Tapie qui reçoit plus de 200 millions d'euros par une procédure illégale (Cour des comptes) procédure engagé par le gouvernement (C. Lagarde). Des avions rafales construit à prix d'or et invendables.... »
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| Laissez-nous tranquilles, on prépare un coup d'Etat contre Sarko! |
Donc demandons à cet inconscient qui confond les choses de ne surtout pas rêver de révolution à tout bout de champ. Au risque de faire une révolution contre soi-même. Les changements même les plus souhaités ont leur mélancolie puisque c’est ainsi que va le monde, et nous avec.


Certes, il s'agit peut-être d'un inconscient qui confond les choses mais il s'agit peut-être aussi d'une conscience désespérée... Nul ne peut maîtriser les effets intimes et les messages que des images révolutionnaires peuvent susciter en chacun de nous. Nul ne peut étouffer l'expression même maladroite d'une inspiration vitale. Mais ce que me sussure le commentaire que vous mentionnez est qu'en démocratie fut elle française ii est aussi possible de se perdre dans ses désillusions, d'avoir faim de tout et d'espoir.
RépondreSupprimerLes révolutions sont multiples et certaines sont à inventer.
Sarah
Tu dis que la France n'est pas une république bananière? En es-tu sûr? Eh ben, tu te trompes, cher Alain: Carlos Fuentes vient de traiter Sarkozy de dictateur de république bananière!
RépondreSupprimerhttp://www.lexpress.fr/culture/livre/affaire-cassez-carlos-fuentes-attaque-nicolas-sarkozy_963199.html
Pas d'illusion pour l'Afrique ... Si ce ne sont les dictateurs c'est notre égocentrisme qui fera notre malheur ... Tirant les leçons de années 90 et des élections avec 70 candidats aux présidentiels pour des populations de 4 à 5 millions d'habitants désespérant ...
RépondreSupprimerCertes mon cher Alain la France n'est pas une république bananière. Mais je crains que les mots de "République" (voire de "Démocratie")n'y recouvrent plus leurs sens premiers - Les Lumières s'éloignent et il est à craindre qu'un manque de vigilance ne nous soit préjudiciable - L'image du pays ne cesse de se dégrader à l'extérieur (et ce ne sont pas les derniers aléas de politiques intérieures qui changeront les choses) A l'intérieur justement, certains sous condamnations pénales demeurent et édictent. Alors République ? Démocratie ? Je pense que l'on peut légitimement commencer de s'interroger ...
RépondreSupprimerJean-Claude
Outre l'Afrique... D'ailleurs, c'est même à l'Elysée que Mouammar - sacré par votre Arabe d'en face - a planté ses tentes dans les ex jardins monarchiques d'un Président cosmodémocratique qui défend les biens de Bolloré en Afrique. Bananière vous doutez? Il est vrai que les bananes ne font que mûrir en France métropolitaine) et qu'elles n'y poussent pas. Heureusement que nous avons nos confettis caribéens bouffés par la société de consommation et dont la révolte "anticipatrice" (?) a été mise sous boisseau.
RépondreSupprimerMonde Arabe : bien entendu que ces élans de révolte puis révolutionnaires résonnent dans l'esprit des personnes vivant en France. Ce commentaire dans Libération on l'entend dans le métro, au café du coin, dans la file de supermarché : il est quotidien aujourd'hui...
Les Français champions de la morale ont un peu les boules voyez vous.
Bananière oui, je l'accorde et ce depuis des années. Ici c'est toujours la République des copains et des coquins - époque Diamants de B - agrémentés de voyages trans-méditerranéens.
Dans notre pays un président doit être petit et avoir un brushing à la Ben Ali pour inaugurer son projet de Grande Méditerranée bel et bien échoué au large de Carthage et dans le canal de Suez.
Pour la Lybie - lequel? - en 1996 pour mater le mouvement de révolte à Bengazi 2000 prisonniers ont été tués. L'avocat que les manifestants d'aujourd'hui souhaitent entendre y est enfermé et les défendait...
Où sont les engagements des Brigades Internationales? Il n'y a que des bruits de couloir, des intellectuels croulants qui pérorent, d'anciens ultras qui ont raté leur mouvement qui s'agitent... Il y a une dizaine d'années on évoquait "les futurs jeunes" comme génération perdue : soyons heureux de l'arrivée à l'âge adulte de cette nouvelle génération loin du formatage escompté (ce ne sont pas forcément des anciens étudiants diplômés précaires et inemployés ce sont aussi des paysans, des ouvriers - ils existent oui - des teneurs de mur liés générationnellement.)
Cher Sami,
RépondreSupprimerChere Karo'kin
En effet Fuentes dit que Sarkozy se "conduit comme un dictateur d'une République bananière". heureusement que ce n'est qu'une conduite :-)
Bon, ce sont de petites phrases politiciennes. Et Fuentes apprécie bien ses séjours en France où il ne sera pas inquiété... :-)
A+
Je m appelle ladji,j ai 18 ans,je viens du mali et j ai qu une seule passion dans la vie la littérature d ALAIN MABANCKOU.Concernant les révolutions dans le monde arabe,la politique étrangère de la France a montré tout ce qu elle a de machiavélique.D un côté la France se donne de bonnes consciences,elle s est même autonommée PAYS DES DROITS DE L HOMME,et de l autre elle accorde un soutient jusqu au boutiste à nos dictateurs arriérés, nos incapables rédhibitoires, nos potentats,ces chefs d Etat qui profitent des rivalités tribales pour s éterniser au pouvoir.On nous dit qu avec ALAIN JUPPE que ca va changer,que ce JUPPE va redorer le blason terni de la diplomatie française.Je vais me donner la peine de rappeler un fait que tout le monde semble ignorer.Ce JUPPE était au quai d Orsay entre 93 et 95,lors du génocide rwandais en 94 c était un mutisme assourdissant du côté,selon l expression consacrée,de cette vénérable institution.Je crois que si révolution en France il devrait y avoir,ça devrait être une révolution de l esprit.La France doit comprendre que les pays issus de sa maternité coloniale ont changer et qu elle doit les accompagner au lieu de se comporter en donneuse de leçons.
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