vendredi 11 février 2011

AINSI VA LE MONDE (1) : Rester président à vie ou s'enfuir ?


Moubarak : L'Egypte me perd, tant pis pour elle !
1. En Egypte une révolution populaire traîne, et les manifestations deviennent presque des veillées sans lendemains.  Les Egyptiens espèrent chasser leur président comme l’ont fait les Tunisiens. Mais la révolution est-elle vraiment « contagieuse » ? Les dictateurs ont toujours plus d’un tour dans leur sac. Il faudra donc, tout au moins pour un temps, suivre les éructations du pharaon Hosni Moubarak décidé à tenir jusqu’au bout les rennes de l'Egypte. Plusieurs décennies de pouvoir sans partage n’a pas laissé assez de temps à cet autocrate de malmener et appauvrir le peuple égyptien. Il souhaite se cramponner jusqu’à la fin de l’année, puis il partirait en ne se présentant pas aux élections. Cette chanson est connue. Qui nous dit qu’il partira vraiment ? Tenez, aux dernières nouvelles le pharaon a pris la tengente par le biais de la démission ! Il rejoint ainsi un autre autocrate fugitif, le Tunisien Ben Ali !
Gbagbo : On m'attaque ? L'ardoise sera salée !
2. La Côte d’Ivoire ? Le pays est scindé en deux avec un Laurent Gbagbo (ex président) devenu le chantre de l’Africanité et Alassane Ouattara (élu reconnu dans le monde entier) transformé en résident le plus célèbre d’un hôtel de luxe d’Abidjan. On donnait à Laurent Gbagbo quelques semaines seulement d’entêtement. On l’a menacé d’une intervention militaire. On a coupé ses « vivres », il ne peut plus se pointer devant le guichet de la Banque de la communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour retirer de l’argent afin de payer ses fidèles. Mais le "rebelle" trouve le moyen de contourner tout cela. Il semble connaître son pays et son peuple. Ce que la Communauté internationale apprend à ses dépens. Voilà donc Laurent Gbagbo « confortablement » installé sur son trône depuis des mois, sous le nez et la barbe d’une Communauté internationale qui multiplie des négociations devenues ridicules à la longue. Gbagbo a des soutiens même chez certains « intellectuels » africains.
Martine Aubry : Je parle de l'Afrique et on ne m'entend pas ?
3. Au Sénégal on parle encore d’un autre Discours de Dakar. En 2007 c’est Sarkozy qui le prononça avec les préjugés qu’on connaît. Cette fois, c’est Martine Aubry, la Secrétaire générale du parti socialiste français, qui a prononcé le sien. Il semble que ce dernier discours n’ait pas été entendu, les gens étant plutôt attentifs aux affirmations de l’épouse d’un candidat potentiel à la présidence française, Anne Sinclair, qui laissait entendre indirectement que son époux Dominique Strauss Kahn, actuellement à la tête du FMI, démissionnerait de ce poste enviable pour se lancer dans la course à l’Elysée. Du coup, que vaut un discours de Dakar de plus face aux potins très habilement relayés dans toute la presse française ? En plus, la pauvre Martine Aubry a bafouillé tout au long de son discours. Elle n’a pas su prononcer les noms de Christiane Taubira et Léopold Sédar Senghor. C’était mal parti. Oui, très mal parti. C’est toujours ainsi lorsqu’on se rend à Dakar pour prononcer un discours sur l’histoire du continent noir. Peut-être conseillerions-nous aux Français de prononcer ce genre de discours ailleurs ? Mais où alors ?  Ainsi va le monde, et nous avec.

2 commentaires:

  1. Le j'y suis j'y reste d'Égypte est parti quand vous avez posté votre article... Signe. Egypte Reine d'Afrique, la suite? L'Armée à la tête du pays promet des élections... Moubarak à Sharm El Sheikh : mangé par les requins???

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  2. Merci, la rectification a été faite immédiatement. Prémonitions ?
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