Faut-il vivre pour manger ou manger pour vivre ? Tant qu’à faire, dans les deux cas il faudrait choisir l’excellence, la qualité et le plaisir. Le très sérieux et respecté quotidien anglais The Guardian vient de publier la liste des 10 meilleurs « restaurants ethniques » à Paris. Et dans ce top 10 (cliquer pour le découvrir en intégralité), un des établissements mentionnés, Le Palanka, fut pendant longtemps mon lieu de prédilection – comme le rappelle d’ailleurs la journaliste auteur de l’article et qui est basée à Paris. De création récente, l'endroit avait tout pour devenir ce que je croyais alors l'un des restaurants les plus cotés du "Paris noir".
Je n’y étais plus allé depuis quelques mois, et lorsque je m’y suis rendu récemment avec des amis j’ai été quelque peu déboussolé par l’absence du chef, le Camerounais Christian Abegan, fin cuisinier qui avait donné à ce restaurant une touche singulière. L’esprit était certes là, mais je n’ai pas retrouvé ce « petit quelque chose » essentiel. L’occidentalisation du service m’a agacé – si je veux un tel service je sais où aller. Tout est devenu impersonnel, voire touristique. Je venais au Palanka pour l’Afrique, pour l’ambiance, pour le manioc congolais ou le miondo camerounais – et lorsque j’ai demandé ces aliments, un des serveurs a presque écarquillé les yeux de surprise ! Christian Abegan manque à ce restaurant qui, à mon avis, n’est plus à la « hauteur » des ambitions qu'il avait affichées au départ, avec la hardiesse du chef cuisinier qui, vraisemblablement, a été mis à la porte - s'il n'a pas démissionné.
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Ca fait un bail que je souhaite aller à ce restaurant, L'Equateur, que tu as cité plusieurs reprises sur ton ancien blog. Une affaire à suivre...
RépondreSupprimerUne chose est sure, ton avis a du poids...
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