Percival Everett, professeur de littérature et de création littéraire à l’Université du Sud de la Californie s’impose de plus en plus comme l’un des écrivains américains les plus importants et les plus originaux. Dans Pas Sidney Poitier, nous ne sommes pas loin de cet univers d’Effacement (Actes Sud), chef-d’œuvre qui fit découvrir l’écrivain en France.
Ce nouveau roman nous présente un personnage au nom étrange, Pas Sidney, sorti du ventre de sa mère après vingt-quatre mois ! Dès ses premières rencontres avec le monde extérieur dans les quartiers noirs de Los Angeles il essuie brimades et moqueries sur ce nom de l’acteur noir américain Sidney Poitier, sans qu’il ne sache pourquoi. Plus tard, à la mort de Madame Poitier – qui avait investi dans l’entreprise Turner – Pas Sidney hérite d’une fortune colossale. Le patron de la société, Ted Turner – le magnat des medias américains –, recueille le jeune enfant noir qui devient Pou-ah dans l’une de ses résidences d’Atlanta. Pas Sidney vit au rythme des exercices d’aérobic de Jane Fonda, des conversations avec Turner, des cours particuliers donnés par une « sœur » noire plantureuse aux accents marxistes, des leçons d’arts martiaux pour se protéger des jeunes qui le frappent. Rat de bibliothèque, il découvre une science occulte proche de l’hypnose qui lui permettra de se dépêtrer des soucis à venir.
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| Percival Everett |
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Pas Sidney Poitier, roman de Percival Everett, traduit de l'américain par Anne-Laure Tissut, Actes Sud, 2011, 298 pages, 22,50 euros



Je n'ai pas lu ce nouveau roman d'Everett mais une amie m'a offert Effacement. La traduction effectuée par Anne-Laure Tissut est vraiment excellente.
RépondreSupprimerOui, chère, on oublie trop la traduction... On aime Marquez, et on ne sait pas que derrière "Cent ans de solitude" il y a Claude Durand et sa compagne :-)
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