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| Carole Martinez, Chalandon, Jenni et Trouillot. |
Le 2 novembre nous saurons enfin
quel est le lauréat (0u la lauréate) du prix le plus convoité de la littérature française :
le Goncourt. Beaucoup de candidats sérieux ont été éjectés, à la surprise de
ceux qui font des paris comme à l’hippodrome de Vincennes. David Foenkinos
était le nom qui revenait le plus souvent. Exit. Et puis on nous prédisait le sacre du roman Limonov d'Emmanuel Carrère qui attend depuis un moment maintenant la montée sur le podium suprême. Exit. Enfin, il y avait celle dont on
parlait beaucoup, Delphine de Vigan. Exit. Peut-être handicapée par le prix du roman de la Fnac qu'elle avait remporté dès l'ouverture de la rentrée littéraire.
Quatre auteurs restent en lice, et je suppose qu'ils ne dorment plus ces jours-ci : Alexis Jenni (L’art français de la guerre, Gallimard),
Carole Martinez (Du domaine des Murmures,
Gallimard), Sorj Chalandon (Retour à
Killybegs, Grasset) et Lionel Trouillot (La belle amour humaine, Actes Sud).
Sorj Chalandon a reçu hier le prix de
l’Académie française. C’est dire qu’il doit d'ores et déjà faire une grosse croix sur le
Goncourt même s'il y a eu des cas où on avait néanmoins
couronné la même année un romancier déjà lauréat du prix des Immortels – je pense à Jonathan
Littell en 2006. C’était exceptionnel, Les Bienveillantes ayant été un des
livres les plus marquants de ces dernières années.
Reste que la probabilité est plus du
côté des éditions Gallimard. Et, partant de cette idée, le tout c’est de savoir qui l’emportera entre Alexis Jenni
et Carole Martinez, les deux poulains de l'écurie Gallimard qui fête cette année son centenaire.
Toutefois il ne faut jamais enterrer trop vite
un Haïtien. Surtout s’il a la carrure d'un Trouillot qui, depuis quelques années, tisse une œuvre très appréciée par la critique et qui – peut-être cette fois-ci – pourrait arriver
jusqu’au grand public, les ventes moyennes du Goncourt, selon l’agence
GFK étant estimées à 400.000 exemplaires.
Si Trouillot, auteur haïtien de premier plan, l’emporte, Haïti aura alors, dans son histoire littéraire, réalisé le tiercé (René Depestre reçut en 1988 le prix Renaudot avec Hadriana dans tous mes rêves ; Dany Laferrière, le Médicis avec L’Enigme du retour en 2009)...
Si Trouillot, auteur haïtien de premier plan, l’emporte, Haïti aura alors, dans son histoire littéraire, réalisé le tiercé (René Depestre reçut en 1988 le prix Renaudot avec Hadriana dans tous mes rêves ; Dany Laferrière, le Médicis avec L’Enigme du retour en 2009)...


